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Merci Monsieur Chabert
18 janvier 2017

Merci Monsieur Chabert

Monsieur Chabert, cher Henry, je ressens depuis mardi une peine immense, un grand vide mais aussi la joie d’avoir partagé à vos côtés de grandes aventures et des plaisirs simples de la vie.

Je me rappelle de notre première rencontre en septembre 97. Du haut de mes 16 ans, à l’instant où je pénétrais dans cette permanence parlementaire de la place des Terreaux, je suis entré en religion : j’étais devenu chabertiste.

De 97 à 2002, en passant par le rendez-vous manqué de 2001, qu’est ce que j’ai pu apprendre de vous !

Je me souviens encore de vos fines analyses, de votre vision de Lyon et de la Métropole, mais aussi de certaines engueulades mémorables !

Dans cette permanence, il y avait quelque chose de plus fort que des convictions communes, il y avait des valeurs humaines si fortes que la plupart de ceux qui la côtoyaient continuent encore à se fréquenter.

Avec Laurent, Fabrice, Emmanuel, Sandrine, Michel, Aline, Jean-Pierre, Christophe, Bruno, Valérie, Philippe, Jacques, Eric et bien d’autres, nous étions prêts à tout pour vous car vous saviez nous guider, nous protéger mais aussi tirer le meilleur de nous-mêmes.

Je me souviens également des réunions du groupe municipal du mardi matin. Que d’ambiance autour de la table avec des personnalités hautes en couleur comme Gaby ou Marie-Chantal !

Encore lycéen, vous m’avez permis d’apprendre comme jamais je n’aurais pu le faire ailleurs. Je n’oublie pas également l’une de vos grandes qualités, la confiance.

Après la brutalité de l’annonce de votre disparition, de nombreux souvenirs reviennent forcément : les 50 ans de l’OL avec la veste à carreaux d’Alain, l’inauguration de la permanence de campagne avec l’épisode de l’affiche officielle, le Transbordeur… tant de souvenirs comme si c’était hier.

S’il y a une anecdote que je n’oublierais pas, c’est ce café partagé avec vous et un certain Philippe Seguin à la buvette de l’Assemblée. Ce moment, hors du temps, m’accompagnera jusqu’à la fin.

Je ne reviendrai pas sur tout ce que vous avez fait pour notre agglomération tant votre héritage est important et précieux.  Simplement, et même si refaire l’histoire n’a plus de sens maintenant, je me dis que Lyon est passé à côté d’un grand serviteur.

Encore récemment, lorsque nous évoquions les grands dossiers lyonnais, la pertinence de vos propos m’impressionnait et me faisait même dire que vous étiez de tous les élus lyonnais actuels de droite celui qui comprenait certainement le mieux le Lyon d’aujourd’hui et surtout de demain.

Cher Henry, permettez-moi de vous faire une confidence. Aujourd’hui, j’ai perdu non pas un ami mais un point de repère. Par timidité car vous m’avez toujours impressionné jusqu’à votre dernier souffle, je ne vous l’ai jamais dit mais vous comptiez énormément pour moi. Vous étiez une référence, une autorité qui m’inspirait et qui me donnait du courage.

Ce soir, j’ai une pensée très forte pour Danielle votre épouse, vos enfants et petits-enfants.

J’ai aussi une pensée pour toutes celles et tous ceux qui vous ont accompagné de près ou de loin car je mesure la douleur qui doit être la leur en ce moment. Je pense à votre équipe lyonnaise mais aussi à votre équipe villeurbannaise.

Pour finir Henry, je me permets de vous tutoyer pour la première fois.  « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis » (V.Hugo).

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Brettheimb On:
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2017-10-17 09:50:09
Michaelaffic On:
Nous sommes tous des enfants de Charlie Hebdo
2017-10-17 05:25:06
CharlesSlors On:
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2017-10-17 05:02:55