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Itsi, bitsi, petit burkini !
26 août 2016

Itsi, bitsi, petit burkini !

Le Conseil d’Etat a suspendu l’arrêté municipal anti-burkini à Villeneuve-Loubet au motif que le port du burkini ne représentait pas un risque avéré pour l’ordre public.

Victoire pour les uns, défaite pour les autres, le simple fait d’en arriver là à compter les points constitue finalement un échec pour tout le monde.

En effet, ce débat sur le burkini témoigne d’un climat actuel nauséabond autour de l’Islam et de sa radicalisation.

L’incroyable place qu’il a occupé depuis début août, alors qu’il y a tant de problèmes plus importants comme le chômage ou le terrorisme, montre que nous vivons une période troublée marquée par un manque évident de repères.

Certes, la France doit garder et cultiver ce qui fait sa grandeur à savoir la liberté qu’elle offre à chaque citoyen de vivre ses différences mais, que ferons-nous demain si sur chaque plage du littoral des centaines de femmes se baignent en burkini ?

Je caricature volontairement mais au nom de la laïcité, du « vivre ensemble » et de je ne sais quel prétexte, nous ne pouvons tout accepter.

Arrêtons-nous un instant et posons-nous la question suivante : qu’adviendrait-il à une Française qui déciderait de braver l’interdiction de se voiler intégralement en Arabie Saoudite et d’aller se baigner en bikini sur la plage ? Nous connaissons tous la réponse.

Au nom de quoi la France devrait-elle tout tolérer ?

Je sais que l’époque est de ne surtout pas dire ce qui dérange pour ne pas offusquer les bienpensants. Le moment est venu de dire stop, de prendre ses responsabilités et de ne pas sa cacher derrière le politiquement correct.

Il faut donc parler de la liberté de la femme musulmane à porter ou non le burkini même s’il y a des personnes certainement bien attentionnées pour nous dire que la majorité d’entre elles sont libres.

Il faut donc aussi évoquer le sort que sera demain réservé aux femmes musulmanes qui ne voudraient pas porter le burkini si d’aventure celui-ci se généralisait dans la communauté musulmane en France.

Alors, si effectivement le port du burkini ne représente pas une menace (immédiate) à l’ordre public, j’ai l’intime conviction que c’est une porte ouverte à bien des dangers.

L’Islam a toute sa place dans la société française, c’est une évidence. Mais, du droit à LA différence défendu par certains intégristes, je préfèrerai pour ma part qu’ils défendent le droit à l’indifférence.
L’Islam doit être une religion comme une autre, sans être montrée du doigt avec les mêmes droits. A l’inverse, elle doit supporter les mêmes devoirs dont celui d’assimiler les valeurs de notre République.

Avec le burkini, c’est l’autorité de l’Etat qui une fois de plus a été mis à mal. Ce n’est pas aux maires de gérer ces situations, eux qui sont trop souvent abandonnés par Paris. Il appartenait ainsi au Chef de l’Etat d’arrêter cette provocation du burkini organisée par les tenants d’un islam politique.

En réécoutant la chanson de Dalida qui a inspiré le titre de ce billet (itsi, bitsi, petit bikini), nous ne pouvons que nous attarder sur le dernier couplet : « si cette histoire vous amuse, on peut la recommencer. Si c’est pas drôle on s’excuse, en tout cas c’est terminé ».

Il est temps de passer à autre chose car avec le burkini on se voile la face. Le problème est bien plus profond, il faudra bien un jour le regarder en face et voir son vrai visage.

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Brettheimb On:
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2017-10-17 09:50:09
Michaelaffic On:
Nous sommes tous des enfants de Charlie Hebdo
2017-10-17 05:25:06
CharlesSlors On:
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2017-10-17 05:02:55